Une histoire des coups d’Etat en Turquie

Un article de Max-Valentin Robert

Dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016, une tentative de coup d’Etat militaire a eu lieu en Turquie, visant à renverser le pouvoir du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdoğan et de son Parti de la Justice et du Développement (Adalet ve Kalkınma Partisi – AKP)[1].

Il ne s’agira pas de revenir ici sur les conséquences politiques de ce putsch manqué[2], mais de montrer en quoi cet événement s’inscrit dans une certaine continuité historique, elle-même issue du nation-building turc.

Rappelons que la République de Turquie naquit suite à une guerre d’indépendance (1919-1922)[3], et que son fondateur (Mustafa Kemal Atatürk) était militaire de formation. Celui-ci avait précédemment fréquenté des cercles proches de la mouvance Jeune-Turque et du Comité Union et Progrès[4], dont l’idéologie assignait un rôle fondamental à la subversion armée (en témoignent les noms des divers organes de presse de ce Comité : L’Arme, La Bombe ou encore La Baïonnette[5]). En outre, Atatürk fut formé au sein de l’Ecole de guerre d’Istanbul, qui subit (à partir de 1883) une réorganisation selon les préceptes du théoricien allemand Colmar von der Goltz : or, comme le souligne l’historien M. Şükrü Hanioğlu, « Goltz prônait un rôle accru des militaires dans la société » et estimait qu’« il incombait aux élites militaires d’outrepasser leur rôle traditionnel pour prendre part à la direction des affaires »[6]. Par conséquent, lorsque le futur Gazi[7] était élève au sein de cet établissement, celui-ci « ne se contentait plus de former des officiers compétents : il s’agissait de former consciemment la ‘’nouvelle classe’’ appelée à prendre les rênes de la nation »[8]. Cette vision a été entretenue bien après la mort de Mustafa Kemal Atatürk, contribuant à légitimer le recours aux coups d’Etat dans certaines fractions de l’armée turque. La fréquente intervention des militaires dans le champ politique fut d’ailleurs un phénomène constant dans l’histoire turque contemporaine.

Le putsch du 27 mai 1960

Entre 1950 et 1960, la Turquie fut dirigé par le Parti Démocrate (Demokrat Parti – DP), dont le référentiel idéologique alliait libéralisme économique et conservatisme moral. Ainsi, certaines mesures prises par le Premier ministre Adnan Menderes dans le domaine religieux[9] ulcérèrent les milieux kémalistes[10], extrêmement représentés au sein de l’armée. De plus, Menderes afficha (à partir de 1957) une conception du pouvoir de plus en plus autoritaire, et alla jusqu’à appeler à la constitution d’un « Front patriotique » contre l’opposition[11]. Par conséquent, un mouvement de protestation estudiantine s’affirma à Istanbul et Ankara : en réaction, les autorités proclamèrent l’état de siège et menèrent une vive répression en avril-mai 1960[12].

Le 27 mai 1960, le colonel Alparslan Türkeş s’empara de la Maison de la Radio à Ankara et proclama la destitution du gouvernement Menderes. Les putschistes constituèrent un « Comité d’Union Nationale » (Milli Birlik Komitesi), qui donna le pouvoir au général Cemal Gürsel[13]. Les dirigeants du Parti Démocrate furent arrêtés et jugés sur l’île de Yassıada. Suite à ce procès truqué, Adnan Menderes, Hasan Polatkan (ancien ministre des Finances) et Fatin Rüştü Zorlu (ex-ministre des Affaires étrangères) furent condamnés à mort par pendaison ; tandis que l’ancien président de la République (Celâl Bayar) vit sa condamnation commuée en peine d’emprisonnement, du fait de son âge avancé[14].

Ce coup d’Etat (bien que contrôlé par les hauts gradés) fut mené initialement par de jeunes recrues de rang modeste[15]. Toutefois, deux tendances rivales s’opposaient parmi les putschistes : une mouvance kémaliste, gauchisante et nassérienne[16] s’opposait à une fraction nationaliste et pantouraniste[17] (menée par le colonel Türkeş)[18]. La seconde tendance fut rapidement exclue du Comité d’Union Nationale[19], qui prépara un nouveau texte constitutionnel : cette Constitution fut adoptée par référendum avec le soutien de 61,7 % des suffrages exprimés[20], le 9 juillet 1961.

D’après Jean Marcou, les conséquences constitutionnelles du putsch furent ambivalentes : « La Constitution de 1961 est […] réputée pour avoir établi la séparation des pouvoirs en Turquie, reconnu des droits sociaux et créé une Cour constitutionnelle. La Constitution kémaliste de 1924, conçue formellement comme un régime d’assemblée proche de la Convention jacobine française, avait favorisé dans les années 50, une domination sans partage du parti majoritaire. La Constitution de 1961 entendait lutter contre ces dérives et établir un régime résolument parlementaire. Mais, avec la création du Conseil de sécurité nationale et la désignation d’un général [Cemal Gürsel] comme chef de l’Etat, elle fut le point de départ d’un processus qui allait faire de l’armée un acteur majeur du système politique turc.[21] »

L’ultimatum du 12 mars 1971

Tout au long des années 1960, la scène politique turque fut marquée par la montée de radicalismes antagonistes : la droite nationaliste, la gauche radicale, la droite islamiste et le nationalisme kurde[22]. Par ailleurs, le pays était alors frappé par une crise économique « qui, par ses cycles de dévaluation et d’inflation, accélérait la paupérisation des populations urbaines et rurales »[23]. Par conséquent, le 9 mars 1971, de jeunes officiers kémalistes prévoyaient de renverser le pouvoir du Premier ministre conservateur Süleyman Demirel et de son Parti de la Justice (Adalet Partisi – AP). Cependant, afin de réaffirmer l’unité de l’institution militaire, leurs supérieurs hiérarchiques court-circuitèrent cette junte embryonnaire et adressèrent un ultimatum à S. Demirel, le 11 mars 1971[24]. Ainsi, le gouvernement AP fut poussé à la démission. L’état de siège et la loi martiale furent proclamés[25]. Des modifications constitutionnelles restreignirent les libertés individuelles, et certains partis politiques furent dissous.

Cette période troublée de l’histoire politique turque, caractérisée par un fort autoritarisme, fut toutefois assez instable sur le plan institutionnel : Ferit Melen succéda à Nihat Erim le 22 mai 1972, avant d’être remplacé par Naim Talu le 15 avril 1973[26]. Rappelons également qu’à l’automne 1972, les députés refusèrent d’élire à la présidence de la République le général Memduh Tağmaç, qui était le candidat soutenu par les militaires[27]. L’annonce de nouvelles élections législatives pour le 14 octobre 1973 mit fin à cet intervalle autoritaire.

Le coup d’Etat du 12 septembre 1980

« Un putsch / J’ai subi / Un putsch / Avant que j’aille à la cour martiale » : ces paroles écrites par le groupe de rock Mor ve Ötesi (extraites de la chanson Darbe) témoignent de l’impact laissé par le coup d’Etat de 1980 dans la conscience collective.

Les origines de cet événement s’avèrent être similaires à celles de l’ultimatum de 1971.

Comme l’explique Hamit Bozarslan, le climat économique pâtissait alors des « contre-coups du choc énergétique de 1973, [de] l’embargo appliqué par les pays occidentaux à la suite de l’invasion du nord de Chypre, […] [du] tarissement des investissements étrangers et des crédits, [ainsi que de] l’épuisement de la politique de substitution aux importations »[29]. De plus, la crise de 1979 contraignit le gouvernement Demirel à appliquer strictement un programme de libéralisation (les « décisions du 24 janvier ») impulsé par le FMI, ce qui provoqua un vif mécontentement au sein de la population[30]. Cette situation économique délétère s’accompagna d’un développement de la violence politique : l’activisme violent de la droite nationaliste, la multiplication des pogroms anti-alévis, les affrontements de rue entre l’extrême gauche et l’extrême droite, ainsi que l’apparition (en 1978) de la guérilla autonomiste kurde PKK (Partiya Karkerên Kurdistan – Parti des Travailleurs du Kurdistan) alimentaient cette tension quotidienne[31]. Par ailleurs, la scène politique turque faisait alors face à une grave crise institutionnelle, du fait de l’incapacité des parlementaires à désigner un successeur au président Fahri Sabit Korutürk[32].

Le 12 septembre 1980, le général Kenan Evren (chef d’état-major des armées) proclama à trois heures du matin, lors d’une allocution prononcée à la TRT (Türkiye Radyo ve Televizyonu – Radio et Télévision de Turquie), l’application de la loi martiale à l’ensemble du pays, ainsi que la dissolution du gouvernement et de l’assemblée nationale[33]. Les principaux leaders politiques furent arrêtés[34]. Le 28 octobre 1980, la Constitution de 1961 fut partiellement abrogée suite à l’imposition (par les putschistes) d’un nouvel acte constitutionnel composé de sept articles : un Conseil de Sécurité Nationale (Milli Güvenlik Kurumu – MGK) se vit octroyer les pouvoirs législatif et exécutif[35]. Les partis politiques (dont les activités étaient suspendues depuis l’allocution du 12 juillet) furent interdits le 16 octobre 1981[36]. La répression fut particulièrement rude : 85 000 personnes se virent condamnées à des peines d’emprisonnement et 600 000 subirent une procédure de garde à vue[37].

La junte rédigea un nouveau texte constitutionnel, qu’elle fit approuver par référendum le 7 novembre 1982 : les pressions exercées sur l’électorat provoquèrent une ratification de ce texte à 91,4 % des suffrages exprimés. Le préambule de la nouvelle Constitution justifiait d’ailleurs le putsch du 12 septembre 1980, et érigeait le Conseil de Sécurité Nationale en instance de représentation « légitime » de la nation turque[38]. Cette institution aura un rôle central dans le coup d’Etat de 1997.

Le « processus » du 28 février 1997

Lors des élections législatives du 24 décembre 1995, le Parti de la Prospérité (Refah Partisi : islamiste) parvint en tête avec 21,4 % des suffrages exprimés. Süleyman Demirel (qui exerçait les fonctions de président de la République depuis 1993) refusa néanmoins de reconnaître ce résultat, et confia les rênes du pays à une coalition entre l’ANAP et le DYP (Doğru Yol Partisi – Parti de la Juste Voie : conservateur et libéral). Cette coalition s’avéra rapidement incapable de gouverner, et Demirel dut accepter (le 28 juin 1996) de nommer Necmettin Erbakan (leader du Refah) à la tête d’un gouvernement Refah-DYP[39].

La formation de cette coalition provoqua rapidement l’hostilité des milieux militaires. Ainsi, les voyages officiels d’Erbakan en Iran (août 1996) et en Libye (octobre 1996) suscitèrent de nombreuses critiques émanant de ce champ[40].    Néanmoins, cette hostilité de l’establishment militaro-kémaliste ne portait pas uniquement sur les initiatives diplomatiques menées par la coalition Refah-DYP, mais aussi sur le rapport des leaders du Parti de la Prospérité à la laïcité. A partir de 1997, les rapports militaires affirmaient que la « réaction religieuse » constituait désormais la « première menace stratégique » pour la Turquie[41]. L’armée ne rechignait d’ailleurs pas à divulguer aux médias ses documents internes, dans lesquels une « seconde guerre d’indépendance » était prônée afin de libérer le pays de ses « ennemis de l’intérieur » islamistes[42].

Le 31 janvier 1997, Bekir Yıldız (maire Refah de Sincan, une localité de la banlieue d’Ankara) organisa une « Nuit de Jérusalem », en présence de l’ambassadeur iranien Mohammed Reza Bagheri. Des écoliers jouèrent une pièce de théâtre mettant en scène l’intifada et le conflit israélo-palestinien. Les organisateurs firent part de leur soutien au Hamas et au Hezbollah. L’ambassadeur d’Iran menaça de sanction divine les alliés d’Israël et félicita le Parti de la Prospérité pour sa défense de la charia. B. Yıldız déploya, de son côté, une rhétorique nettement anti-kémaliste et anti-laïque[43].

Le 2 février, un procureur membre de la Cour de sûreté de l’Etat d’Ankara ouvrit une investigation, avant de voir ce dossier lui être retiré par le ministre de la Justice, Şevket Kazan[44]. Deux jours plus tard, un convoi de chars défila à l’aube dans le centre-ville de Sincan : l’élu fut suspendu de ses fonctions, puis incarcéré le 13 février. Par la suite, Şevket Kazan rendra visite à Bekir Yıldız dans sa cellule, ce qui sera interprétée comme une provocation supplémentaire par la bureaucratie militaro-kémaliste[45].

Dès le 5 février, Demirel avait adressé une lettre à Erbakan, dans laquelle il enjoignait celui-ci à appliquer strictement le principe de laïcité[46]. L’acmé de cette crise politique surviendra toutefois le 28 février, lors de la réunion mensuelle du Conseil de Sécurité Nationale. Les militaires imposèrent au Premier ministre la signature d’une « décision du MGK », affirmant que « les groupes cherchant à instaurer dans notre pays une République islamique fondée sur le droit de la charia constituent une menace multidimensionnelle contre notre Etat, défini par la Constitution comme démocratique, laïc et social[47] ». Le chef du gouvernement dut également adopter un programme d’action composé de dix-huit points, visant explicitement l’activisme islamiste.

Comme l’explique Jean Marcou, « Au cours des mois qui ont suivi le mémorandum du 28 février 1997, la justice, la haute administration, la hiérarchie universitaire, une partie de la presse et des médias, le grand patronat occidentalisé, et les formations politiques du système, ont œuvré, à des degrés divers à l’anéantissement de la crédibilité de la coalition gouvernementale au pouvoir »[48]. Le 21 mai, Vural Savaş (procureur de la République auprès de la Cour de cassation) intenta un procès à l’encontre du Parti de la Prospérité devant la Cour constitutionnelle[49]. Le 18 juin, Necmettin Erbakan présenta sa démission à Süleyman Demirel[50]. Le 16 janvier 1998, la Cour constitutionnelle proclama l’interdiction du Refah[51]. Le 22 juin 2001, ce sera au tour du successeur du Refah, le Parti de la Vertu (Fazilet Partisi), d’être interdit par la Cour constitutionnelle[52]. Cette dissolution conduira à une scission de la mouvance islamiste turque, qui se restructurera en deux tendances distinctes : l’une de ces deux tendances donnera d’ailleurs naissance au Parti de la Justice et du Développement[53].

Conclusion

Commentant la mort de Kenan Evren, le leader du CHP (Cumhuriyet Halk Partisi – Parti Républicain du Peuple : kémaliste et social-démocrate), Kemal Kılıçdaroğlu, déclara le 10 mai 2015 : « Le coup d’Etat du 12 septembre et ses répercutions ne se limitent pas à l’époque où il fut organisé et où ses auteurs furent au pouvoir.[54] » En effet, malgré la mise au pas progressive de l’armée turque par les gouvernements AKP successifs[55], la récente tentative de coup d’Etat contre Recep Tayyip Erdoğan semble illustrer la pérennité d’une tradition « subversive » au sein du champ militaire. Cette vision de l’armée est d’ailleurs parfois partagée par certaines franges de la société civile : en étudiant les « Meetings Républicains »[56] de 2008, l’anthropologue Jenny White souligna que (dans l’esprit des manifestants) l’armée continuait d’être perçue comme la seule garante de l’héritage kémaliste et de la souveraineté nationale[57]. Toutefois, la Turquie n’est pas le seul pays du Moyen-Orient où le rôle symbolique de l’armée peut avoir une influence néfaste sur le fonctionnement de la démocratie : dans un article publié en 1996, la sociologue Eva Etzioni-Halevy souligna (à travers son analyse du cas israélien) l’impact nuisible de la proximité entre les élites gouvernementale et militaire sur la qualité de la compétition électorale[58]. Plus généralement, la nature des relations entre les pouvoirs civils et les autorités militaires semble avoir une influence non négligeable sur la réussite ou l’échec d’un processus de consolidation démocratique[59].

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Crédit photo : ResoluteSupportMedia


[1] PEROUSE Jean-François, « Quelques remarques après le coup d’état manqué de la nuit du 15 au 16 juillet 2016. Un coup d’état hors-sol ? », Observatoire de la Vie Politique Turque, 20 juillet 2016. Disponible sur : http://ovipot.hypotheses.org/14353

[2] Pour une analyse du climat politique post-coup d’Etat, voir MARCOU Jean, « Turquie : les enjeux de ‘’l’après-coup d’Etat’’ », Observatoire de la Vie Politique Turque, 20 juillet 2016. Disponible sur : http://ovipot.hypotheses.org/14361

[3] BOZARSLAN Hamit, Histoire de la Turquie contemporaine, Paris, La Découverte (coll. « Repères »), 2010 (1ère éd. : 2004), pp. 22-26. Voir aussi HANİOĞLU M. Şükrü, Atatürk. Une biographie intellectuelle, Paris, Fayard, 2016 (1ère éd. : 2011), pp. 87-124.

[4] Sur l’idéologie Jeune-Turque, voir Atatürk, op. cit., pp. 55-70.

[5] BOZARSLAN Hamit, Histoire de la Turquie contemporaine, op. cit., p. 13.

[6] HANİOĞLU M. Şükrü, Atatürk, op. cit., p. 43.

[7] Ce surnom a été donné à Mustafa Kemal après la bataille des Dardanelles. Dans le contexte ottoman, ce titre honorifique d’origine islamique s’appliquait à tout guerrier victorieux.

[8] HANİOĞLU M. Şükrü, Atatürk, op. cit., p. 44.

[9] Tels que le rétablissement de l’appel à la prière en langue arabe (16 juin 1950), ou encore la levée de l’interdiction des émissions religieuses à la radio (5 juillet 1950). Voir ATUK Esra, Les partis de “vision nationale” : des partis Janus dans le système politique turc, Thèse de science politique, IEP de Grenoble, 2009, p. 40.

[10] L’on désigne par « kémalisme » l’idéologie forgée par Atatürk, structurée autour des six principes suivants : le républicanisme, le populisme, le nationalisme, la laïcité, l’étatisme et le révolutionnarisme. Voir DEREN Seçil, « Le kémalisme aujourd’hui », Outre-Terre, N°10, 2005/1, pp. 145-156.

[11] BOZARSLAN Hamit, Histoire de la Turquie contemporaine, op. cit., p. 53.

[12] Ibid, p. 53.

[13] Ibid, p. 54.

[14] MARCOU Jean, « Il y a 50 ans, le coup d’Etat du 27 mai … », Observatoire de la Vie Politique Turque, 27 mai 2010. Disponible sur : https://ovipot.hypotheses.org/1430

[15] Ibid.

[16] Doctrine panarabique et socialisante théorisée par le chef d’Etat et militaire égyptien Gamal Abdel Nasser : lui-même parvint au pouvoir suite à un coup d’Etat, qui renversa la monarchie en 1952.

[17] Idéologie prônant l’union de tous les peuples turcophones au sein d’une même entité : le Touran.

[18] BOZARSLAN Hamit, Histoire de la Turquie contemporaine, op. cit., p. 55.

[19] Alparslan Türkeş deviendra par la suite une figure de la droite nationaliste. Voir ROBERT Max-Valentin, « Le parti d’action nationaliste (MHP) : un national-populisme à la turque (1/2) », Observatoire de la Vie Politique Turque, 1er juin 2016. Disponible sur : http://ovipot.hypotheses.org/14281

[20] Les données électorales que nous citons ici proviennent de l’Agence Statistique de Turquie (Türkiye İstatistik Kurumu – TÜİK). Site disponible sur : http://www.tuik.gov.tr/Start.do

[21] MARCOU Jean, « Il y a 50 ans, le coup d’Etat du 27 mai … », art. cit.

[22] BOZARSLAN Hamit, Histoire de la Turquie contemporaine, op. cit., pp. 55-59. Voir aussi ROBERT Max-Valentin, Le mystère turc. Le Parti de la Justice et du Développement, ou l’« inusure » du pouvoir, Mémoire de master, IEP de Grenoble, 2015, pp. 34-40.

[23] BOZARSLAN Hamit, Histoire de la Turquie contemporaine, op. cit., p. 59.

[24] Ibid, p. 59.

[25] ATUK Esra, Les partis de “vision nationale”, op. cit., p. 56.

[26] BOZARSLAN Hamit, Histoire de la Turquie contemporaine, op. cit., p. 60.

[27] BOZARSLAN Hamit, Histoire de la Turquie. De l’Empire à nos jours, Paris, Tallandier, 2013, p. 365.

[29] BOZARSLAN Hamit, Histoire de la Turquie contemporaine, op. cit., p. 65.

[30] ATUK Esra, Les partis de “vision nationale”, op. cit., p. 78.

[31] BOZARSLAN Hamit, Histoire de la Turquie contemporaine, op. cit., pp. 62-64.

[32] ATUK Esra, Les partis de “vision nationale”, op. cit., p. 78. Voir aussi BOZARSLAN Hamit, Histoire de la Turquie contemporaine, op. cit., p. 65.

[33] CHEVIRON Nicolas, PEROUSE Jean-François, Erdoğan. Nouveau père de la Turquie ?, Paris, Editions François Bourin (coll. « Biographie »), 2016, p. 91.

[34] Ibid, p. 91. Voir BOZARSLAN Hamit, Histoire de la Turquie contemporaine, op. cit., p. 65.

[35] ATUK Esra, Les partis de “vision nationale”, op. cit., p. 79.

[36] Ibid, pp. 79-80.

[37] BOZARSLAN Hamit, Histoire de la Turquie contemporaine, op. cit., p. 66.

[38] ATUK Esra, Les partis de “vision nationale”, op. cit., p. 81.

[39] CHEVIRON Nicolas, PEROUSE Jean-François, Erdoğan, op. cit., p. 156.

[40] ATUK Esra, Les partis de “vision nationale”, op. cit., p. 125.

[41] BOZARSLAN Hamit, Histoire de la Turquie contemporaine, op. cit., p. 78.

[42] Ibid, p. 78.

[43] ATUK Esra, Les partis de “vision nationale”, op. cit., p. 132. CHEVIRON Nicolas, PEROUSE Jean-François, Erdoğan, op. cit., p. 159. MARCOU Jean, « Après le putsch de 1980, le coup d’Etat post-moderne de 1997 … », Observatoire de la Vie Politique Turque, 16 avril 2012. Disponible sur : http://ovipot.hypotheses.org/7199

[44] CHEVIRON Nicolas, PEROUSE Jean-François, Erdoğan, op. cit., p. 159.

[45] ATUK Esra, Les partis de “vision nationale”, op. cit., p. 132.

[46] CHEVIRON Nicolas, PEROUSE Jean-François, Erdoğan, op. cit., pp. 159-160.

[47] Cité par Ibid, p. 159

[48] MARCOU Jean, « Après le putsch de 1980, le coup d’Etat post-moderne de 1997 … », art. cit.

[49] CHEVIRON Nicolas, PEROUSE Jean-François, Erdoğan, op. cit., p. 161.

[50] Le 30 juin, Mesut Yılmaz lui succéda à la tête d’une coalition regroupant l’ANAP (Anavatan Partisi : conservateur et libéral), le DSP (Demokratik Sol Parti : kémaliste et social-démocrate) et le DTP (Demokrat Türkiye Partisi : libéral). Voir Ibid, p. 161.

[51] Ibid, p. 161.

[52] BOZARSLAN Hamit, Histoire de la Turquie contemporaine, op. cit., p. 78.

[53] MARCOU Jean, « Le retour de Necmettin Erbakan », Observatoire de la Vie Politique Turque, 19 octobre 2010. Disponible sur : http://ovipot.hypotheses.org/1637

[54] Cité dans DEMİRTAŞ Serkan, « Evren is dead but his mentality is in power, says Turkey’s main opposition leader », Hürriyet Daily News, 11 mai 2015. Disponible sur : http://www.hurriyetdailynews.com/evren-is-dead-but-his-mentality-is-in-power-says-turkeys-main-opposition-leader.aspx?pageID=238&nID=82203&NewsCatID=338

[55] BOITIAUX Charlotte, « Comment Erdogan a mis au pas l’armée turque », France 24, 19 juillet 2016. Disponible sur : http://www.france24.com/fr/20160719-turquie-erdogan-armee-turque-constitution-laicite-kemal-ataturk-akp

[56] Ces manifestations anti-AKP avaient pour but de protester contre le procès Ergenekon (intenté à l’encontre de militaires accusés d’avoir fomenté un putsch pour renverser le gouvernement) et l’autorisation du port du voile dans les campus universitaires.

[57] WHITE Jenny, Muslim Nationalism and the New Turks, Princeton, Princeton University Press (coll. : « Princeton studies in Muslim politics »), 2013, pp. 61-63.

[58] ETZIONI-HALEVY Eva, « Civil-Military Relations and Democracy: The Case of the Military-Political Elites’ Connection in Israel », Armed Forces & Society, Vol. 22, N°3, printemps 1996, pp. 401-417.

[59] DIAMOND Larry, PLATTNER Marc F. (dir.), Civil-Military Relations and Democracy, Baltimore, Johns Hopkins University Press (coll. : « A Journal of Democracy Book »), 1996, 200 p.